Theorie / Théorie
Fragment 1 van 2
Tekst betekent Weefsel; maar terwijl men dit weefsel tot nu toe steeds als een produkt, als een kant en klare sluier heeft opgevat, waarachter zich meer of minder verborgen, de betekenis (de waarheid) bevindt, benadrukken wij nu in het weefsel de generatieve gedachte dat de tekst door een onophoudelijk maaswerk ontstaat en zichzelf bewerkt; in dit weefsel - deze textuur - verloren, lost het subject zich op, zoals een spin die zelf in de constructieve afscheidingen van haar web zou opgaan. Als wij een genoegen zouden beleven aan neologismen zouden we de teksttheorie kunnen definiëren als een hyphologie (hyphos is het weefsel en het spinneweb).
Noten en annotaties
1. uit elkaar te schroeven / dévisser
In het manuscript heeft Barthes bij dévisser de volgende opmerking geplaatst:
"comme Flaubert disait de se phrases quand il les avait trop travaillées". Mortimer heeft dit werkwoord van Flaubert teruggevonden in een brief van januari 1853 aan Louise Colet. Mortimer in: L'écriture par soustraction: le manuscrit du Plaisir du Texte, Études francaises, 30, 3, 1995 p 165
1. slipper / dérapant
Dérapage betekent volgens van Dale:
het slippen (ook v anker), het uitglijden
het slippen (van een vliegtuig): het naar buiten afglijden
(fig.) het uit de hand lopen
(ski) het zijwaarts afglijden
Déraper is het slippen, uitglijden, doordreggen van een anker e.d (zie hierboven)
In een boekbespreking uit 1972 van Gerard Genette's Figures III hanteert Barthes het begrip dérapage:
Voici maintenant en quoi le projet de Genette nous concerne: ce qu'il repère en Proust, avec prédilection (il le souligne luimême), ce sont les déviances narratives (ce par quoi le récit proustien contrarie l'idée que nous pouvons avoir d'un récit simple, linéaire, «logique »). Or, les déviances (par rapport à un code, à une grammaire, à une norme) sont toujours des manifestations d'écriture: là où la règle se transgresse, là apparaît l'écriture comme excès, puisqu'elle prend en charge un langage qui n'était pas prévu. En somme, ce qui intéresse Genette, chez Proust, c'est l'écriture, ou, pour être plus précis, la différence qui sépare le style de l'écriture. Le terme de déviance serait sans doute gênant si l'on entendait qu'il existe un modèle anthropologique du récit (dont le créateur «s'écarterait »), ou encore we ontologie narrative (dont l'uvre serait quelque rejeton monstrueux) ; en réalité, le «modèle» narratif n'est lui-même qu'une «idée» (une fiction), un souvenir de lecture. J'aimerais mieux dire que Genette prend dans la réserve proustienne et expose les lieux où l'histoire «dérape» (cette métaphore vise à respecter le mouvement, la productivité du texte). Or, une théorie du «dérapage» est nécessaire précisément aujourd'hui. pourquoi? Parce que nous sommes dans ce moment historique de notre culture où le récit ne peut encore abandonner une certaine lisibilité, une certaine conformité à la pseudo-logique narrative que la culture a mise en nous et où, par conséquent, les seules novations possibles consistent non à détruire l'histoire, l'anecdote, mais à la dévier: à faire déraper le code tout en ayant l'air de le respecter. C'est cet état très fragile du récit, à la fois conforme et déviant, que Genette a su voir et nous faire voir dans l'uvre de Proust. Son travail est à la fois structural et historique parce qu'il précise les conditions auxquelles la novation narrative est possible sans être suicidaire.
OC5-IV p 146-7 (ook opgeomen in Bruisement de la langue p 204)
Zie ook het fragment Pluriel, différence, conflit in Barthes par Barthes p73-74:
Il ne s'agit plus de retrouver, dans la lecture du monde et du sujet, des oppositions, mais des débordements, des emplètements, des fuites, des glissements, des déplacements, des dérapages.
Zie verder het artikel Le fantasme du dérapage van Elene Cliche in Barthes Après Barthes, 1993.